dimanche 26 mars 2017

[Il ne comprend rien] Moi non plus.








vendredi 17 mars 2017

[Encore un coup] Chose publique dans un paradigme oublié.


Imaginez un très grand cercle.

C'est la France.

Dans ce pays, on trouve des gens, le peuple. Aux origines et appartenances multiples, il se compose d'êtres humains qui vont et viennent dans le même espace avec la même solitude face à l'existence, avec les mêmes besoins vitaux et sans doute les mêmes aspirations à la tranquillité. 


C'est ce peuple qui est supposé gouverner pour lui-même. C'est donc pour une foule de gens très différents responsables d'eux-mêmes que la démocratie devrait être un système de gouvernance adéquat. Inspirés par le mythe républicain de l'incarnation d'une "chose" publique, tous ces français devraient être liés par une appartenance "supérieure" aux leurs, l'appartenance à la Nation, un mot qui veut dire "naissance" et qui renvoie symboliquement à la création d'un paradigme politique nouveau issu de l'accouplement de français différents entre eux, c'est par l'Union Nationale que la République prend vie. Un peuple désuni ne peut donc pas faire vivre cet idéal et c'est sans doute pour cela que la République est présentée comme "une et indivisible". C'est à dire que les différences entre les citoyens français existent et sont reconnues, puisqu'elles sont l'essence même du peuple, la diversité, mais qu'elles ne prévalent pas sur leur lien qui est précisément cette citoyenneté posée comme un pied d'égalité. En gros la France passe avant tout le reste, car qu'on soit blanc noir ou de toute autre couleur, on est français "ENSEMBLE" et non les uns contre les autres. 

Le problème actuel c'est qu'après ce très grand cercle qui représente la France, on a tracé de plus petits cercles en son sein. Un cercle à gauche, un cercle à droite, et d'autres cercles, si bien qu'on a oublié notre première appartenance commune à cette France et la nécessité de la faire passer avant nos singularités respectives. Désormais, des français différents choisissent de revendiquer leur appartenance et de la faire supérieure à la Nation ou la République, afin de combattre d'autres français qui exposent leur singularité dans l'espoir de prendre le pouvoir en étant désignés comme les "meilleurs". Il ne s'agit pas d'identitaires de souche qui s'opposent à des français d'origine étrangère non, il s'agit de citoyens français contre d'autres citoyens français. Le peuple est désuni à dessein.


L'appartenance à la République était une façon symbolique d'évoquer l'appartenance à l'humanité, qui a pour essence elle aussi la diversité et l'altérité. Ce mythe recyclait ceux des religions qui elles aussi ont inventé concepts et métaphores pour exprimer ce paradoxe complexe du "TOUS-DIFFÉRENTS". Mais tout comme les racistes xénophobes refusent de reconnaître chez ceux qui ne leur ressemblent pas un lien naturel (qui est précisément cette diversité), les partisans politiques refusent de voir chez leurs opposants les membres d'une famille à laquelle ils appartiennent eux aussi.

Ainsi on a poussé la logique de la confrontation, jusqu'à faire de la démocratie un jeu de pouvoir dans lequel la caste la plus puissante ou la plus convaincante se voit attribuer le pouvoir pour cinq ans, pendant que les autres membres de la Nation qui n'ont pas le profil de ceux qui ont "gagné" attendent leur tour ou prennent la rue pour manifester leur mécontentement. C'est la guerre fratricide organisée.

Oui, c'est une énième façon de présenter la même chose que dans les autres articles politiques de ce blog. Car tout ça me rend fou. J'aimerais qu'il soit possible de prendre du recul pour les plus militants d'entre nous afin de s'apercevoir que toutes ces familles idéologiques vivent et agissent de la même façon, c'est le "TOUS". Mais pour servir des visions singulières, c'est le "DIFFÉRENTS". 

Et j'aimerais qu'on comprenne alors qu'aucun progrès "ultime" n'a encore été accompli pour le collectif que nous formons. Tant qu'on vote pour "un" parti, "un" projet, "un" vainqueur, on écarte indirectement mais surement une grande partie des français qui durant cinq ans n'auront pas leur mot à dire, et n'auront pas même des représentants en position de pouvoir eou en capacité de faire suivre leurs doléances. C'est tout à fait logique. C'est la même chose que le racisme et la domination par classes ou idéologies au sein de l'humanité, transposée au paradigme politique, c'est à dire légitimée.

Alors certes, si celui que je choisis gagne, j'aurai sans doute une vie plus en accord avec ce que je souhaite, et encore ça reste à prouver après l'arnaque socialiste de 2012. Mais est-ce donc fidèle à l'idéal Républicain de donner "sa" voix pour s'exprimer soi et uniquement soi, pour porter en triomphe un représentant qui pourra "défendre" nos intérêts à nous les gens qui sommes de la "même" famille ? Ou passe la diversité du coup ?

La "chose" "publique" est une "chose" car elle ne peut être définie avec clarté, c'est l'alliance des opposés, le dialogue mouvant, la recherche du bien commun. "Publique" car elle appartient à TOUT LE MONDE. Cette chose prend forme dans le reflet de nos actes en collectif; la République est un miroir, c'est à dire un contenant dans lequel on doit se retrouver. Si nous poursuivons donc dans la voie du séparatisme et de la haine organisée, la République n'en finira pas de décevoir vis à vis de ses promesses d'altruisme ou d'ouverture puisqu'elle sera la propriété privée d'une caste au milieu d'autres. La majorité contre les opposants, la droite contre la gauche etc. Tant qu'on vote et qu'on élit des dominants, cette Histoire est d'une grande hypocrisie. Dire que des gens sont morts pour cela c'est aller cracher sur leurs tombes.

Il faut donc absolument que nous changions de paradigme politique et pour cela il faut ré-unir tout le monde plutôt que renforcer les divisions. Les partis mettent de côté, les confrontations séparent, rien dans notre système politique actuel ne sert réellement l'idéal Républicain d'Union Nationale. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ? 





Plutôt que de construire-déconstruire tous les cinq ans,
imaginez ce que nous serions capables de faire si nous avions
un seul gouvernement intemporel et constitué de membres
de toutes les sensibilités, travaillant conjointement.

Et imaginez quel exemple ils nous donneraient,
quel impact cela aurait sur nos comportements à nous les citoyens.

On serait loin du climat violent qu'inspire leur joute officielle.

Ce même problème existe à l'échelle du monde
(car il existe un cercle plus grand que la France) 
et le voici résumé d'une bien belle façon.



A vous de voir...



jeudi 2 mars 2017

[Radio-conférence] La politique, c'est quoi ? (1998 - Document exceptionnel)


Vous n'avez jamais vraiment compris comment fonctionne la politique en France ? Vous n'avez aucune idée du candidat que vous allez soutenir pour 2017 ?Vous voudriez pouvoir impressionner vos amis en expliquant le rôle des sénateurs ? Les valeurs de la République sont-elles négociab ?  Les élections sont-elles bien transparentes ? Que devient Elizabeth Guigou ?

Autant de questions soulevées lors de ce débat d'anthologie entre les meilleurs spécialistes du monde politique et des médias (de 1998). Une discussion qui a marqué l'univers de la politique française et qui inspire encore aujourd'hui les enseignants de l'ENA. Un document a partager avant le premier tour de la Présidentielle de 2017 !






mardi 21 février 2017

[Nationalismes VS Europe] Partis VS Peuple français


François Hollande vient d'adresser dans un discours des critiques à l'égard des nationalismes et des extrémismes. Fort bien. Cependant, et dans l'optique de servir ma propre théorie, j'aimerais que l'on soit en capacité de transcrire ce point de vue à notre paradigme à nous, la France.

Dans son discours il s'exprime vis à vis de l'Europe et dit :


"Ce que proposent les mouvements nationalistes et extrémistes, ce n'est pas simplement la sortie de la zone euro mais la sortie de l'Europe. C'est le repli, la fin des échanges, une fausse souveraineté qui se traduirait par moins d'emplois, moins de croissance et moins de libertés." 


A mon tour je dis :

"Ce que proposent les mouvements politiques militants et séparatistes (les partis politiques) ce n'est pas simplement la sortie de la gouvernance collective, mais la sortie de la France. C'est le repli, la fin des échanges, une fausse souveraineté qui se traduit de façon cyclique par moins d'égalité, moins de fraternité, plus de manifs, et moins de libertés." 

La critique portée à l'égard des nationalismes dans le paradigme Européen sous-entend qu'en se renfermant sur son propre pays on ne participe plus à l'aventure collective. L'Europe a pour devise "Unis dans la diversité". En France, la République se dit "une et indivisible". Comment peut-on sérieusement critiquer les nationalismes séparatistes au sein de l'Europe, alors que de l'autre main on avalise et on justifie, par un esprit supposément démocrate, l'existence de communautés politiques qui se combattent et qui de manière cyclique tentent de prendre le pouvoir sur l'ensemble de ce paradigme, la France ?

Je ne vais pas à l'encontre de ce que dit François Hollande à propos du problème du repli sur soi dans le cadre de l'Europe, bien au contraire. Cependant je déplore que dans son propre pays, et comme beaucoup de dirigeants qui sont à la tête des pays de l'Europe, il ne prononce rien à l'encontre des partis politiques, je regrette qu'il ne dénonce pas notre organisation par "tiroirs" qui classe les citoyens dans des communautés politiques mêlées à l'argent, le prêche, qui fonctionnent comme des chapelles auxquelles on autorise de vouloir être supérieures aux autres, du moins de s'opposer entre elles. 

François Hollande en présence d'un autre chef d'état dit que "nous avons ENSEMBLE à lutter contre les extrémismes". En France en fait-on autant alors que nous ne sommes pas "ensemble" mais les uns contre les autres ? Moi je vous le dit amis concitoyens, nous avons ensemble à voir les dangers posés par ce système. S'il faudrait craindre que des populations européennes se séparent des autres et qu'elles tentent  d'imposer leur propre définition de la souveraineté, pourquoi ne le craignons nous pas dans le cadre plus restreint mais identique d'un pays quand on élit UN parti et UN programme pour diriger durant cinq années ?

"jordanix" parle de la question du "bien commun" et il le fait vachement bien.





samedi 18 février 2017

[Les mots] Moyen-âge : ici et/ou ailleurs ?


Ils parlent bien souvent de ceux qui loin d'ici se comportent en barbares moyen-âgeux.
Eux.

Les élus : terme à consonance religieuse.
Qui ont besoin d'un fief : terme de la vassalité.
Afin de pouvoir faire campagne : terme de la conquête armée.
À l'aide de militants : dérivé de "militaire" et qui veut dire "soldats".
Ainsi qu'avec leurs nombreux lieutenants.

Certains d'entre eux vivent dans des châteaux.
Ils ont des conseillers.
Des gardes du corps.
Des chauffeurs.
Des cuisiniers.
Des assistants.

Rappelez-moi donc l'Histoire de l'émancipation populaire.
Rappelez-moi donc comment nous sommes sortis du moyen-âge.
































BREF...


+ Un maxi best-of offert :